Loading...

Guy Noël Londongo : « Le GIMAC est ouvert à tous les acteurs de la finance digitale »

guy-noel-londongo-:-«-le-gimac-est-ouvert-a-tous-les-acteurs-de-la-finance-digitale-»

[ICT Media STRATEGIES] – À l’occasion des échanges de la première Journée Promote de la Finance et du Développement, organisée par Le Financier d’Afrique au Palais des Congrès de Yaoundé, le Directeur général du GIMAC, Guy Noël Londongo, a présenté les solutions mises en œuvre pour accélérer l’inclusion financière dans la CEMAC, notamment dans les zones insuffisamment couvertes par les infrastructures bancaires et numériques.

« Aujourd’hui, c’est le téléphone mobile qui est véritablement le moteur du développement de la monnaie électronique. »

L’« Agency Banking », une réponse aux zones peu couvertes

Face aux défis de la couverture numérique dans certaines localités de la sous-région, le DG du GIMAC a mis en avant le modèle de l’Agency Banking, qui permet à un commerçant d’offrir des services financiers de proximité sans nécessiter l’installation d’une agence bancaire classique.

« Nous proposons des solutions permettant, par exemple, à un commerçant d’offrir des services bancaires et des services d’interopérabilité grâce à la technologie. »

Selon lui, cette approche constitue une réponse concrète pour rapprocher les services financiers des populations vivant dans les zones dites « désertiques » sur le plan numérique.

Les microfinances appelées à accélérer leur transformation

Guy Noël Londongo a également insisté sur le rôle croissant des établissements de microfinance dans l’écosystème des paiements régionaux. Désormais, a-t-il expliqué, ces institutions peuvent rejoindre directement le réseau GIMAC, sans passer systématiquement par un autre intermédiaire.

Cependant, leur intégration reste encore limitée.

« Nous n’avons aujourd’hui qu’une vingtaine de microfinances connectées, alors que la sous-région en compte plusieurs centaines. »

Le responsable identifie deux principaux obstacles : la faiblesse des systèmes d’information et le coût des investissements technologiques.

« Pour faire de la monnaie électronique, il faut disposer d’un système d’information robuste permettant de gérer efficacement les clients. »

Conscient de ces contraintes, le GIMAC travaille à rendre les coûts de connexion plus accessibles et propose des modalités de paiement adaptées afin de faciliter l’adhésion des établissements de microfinance.

Une coopération indispensable avec les banques

Le DG du GIMAC a également rappelé qu’une exigence réglementaire demeure incontournable : les établissements de microfinance doivent être adossés à une banque disposant d’un compte à la Banque centrale afin d’assurer la compensation quotidienne des transactions.

« Les microfinances doivent signer un partenariat avec une banque. Toutes leurs opérations transitent ensuite par le compte de cette banque à la Banque centrale. »

Ce mécanisme garantit la sécurité et la fiabilité des opérations au sein du système régional de paiement.

Une plateforme ouverte à tout l’écosystème numérique

Guy Noël Londongo a réaffirmé la vocation inclusive du GIMAC, qui entend fédérer l’ensemble des acteurs de la finance digitale en Afrique centrale.

« Le GIMAC est ouvert à tous les acteurs qui souhaitent faire de la finance digitale, sans exclusion : microfinances, fintechs, agrégateurs de services numériques et administrations publiques. »

Un message qui confirme la volonté du GIMAC d’accélérer l’interopérabilité des paiements et de renforcer l’inclusion financière dans la CEMAC grâce à l’innovation numérique.

Par ICT Media STRATEGIES

Article à retrouver également sur le site web de ICT Media STRATEGIES, votre partenaire pour vos services de veille stratégique, d’e-Réputation, de Personal branding et de Nation branding

Partagez cet article

Articles similaires

Top